Concevoir l’aménagement d’une crèche ne s’improvise pas. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de respecter un certain nombre d’exigences réglementaires, d’opter pour une organisation fonctionnelle des différentes zones et de bien choisir le mobilier. Cette démarche permet d’offrir aux tout-petits toutes les garanties en termes de sécurité et de confort. Dans la suite, découvrez 3 conseils pratiques pour réussir l’aménagement d’une crèche.
Les normes de sécurité qui encadrent l’aménagement d’une crèche
En France, les crèches sont classées comme établissements recevant du public (ERP). Par ailleurs, elles sont des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) et sont donc soumises à une réglementation définie par le décret du 30 août 2021 relatif aux modes d’accueil de la petite enfance.
Ce décret encadre notamment les spécificités réglementaires relatives à la capacité d’accueil, à la hauteur des prises, au choix du revêtement de sol, aux règles d’hygiène, etc. Le respect de cette réglementation est donc décisif pour réussir l’aménagement d’un espace crèche sécurisé.
Réussir l’organisation des zones fonctionnelles d’une crèche
Un aménagement de crèche réussi repose sur la définition de zones d’activité distinctes pour les enfants. Ainsi, ils pourront s’amuser, se reposer, prendre leurs repas ou encore s’adonner à diverses activités dans des zones prévues pour l’effet. Pour y parvenir, il conviendra de rendre chaque zone identifiable en changeant, par exemple, la couleur des murs, mais aussi le type de revêtement de sol. Des panneaux de signalisation peuvent également être installés pour identifier les différentes zones.
Plutôt que de cloisonner l’espace avec des murs classiques, on pourra opter pour la pose de cloisons basses qui permettront de conserver une vue complète sur l’ensemble des espaces.
Le choix du bon mobilier pour garantir confort et sécurité
Lorsque l’on choisit le mobilier pour une crèche, il est indispensable de prendre en compte deux critères clés : la sécurité des tout-petits et le confort postural du personnel encadrant. Pour répondre à ces deux exigences, privilégiez des tables et des chaises à hauteur réglable, dotées de bords arrondis pour prévenir tout risque de blessure.
La hauteur du mobilier, quant à elle, devra se situer entre 80 et 90 cm afin de prévenir les troubles musculo-squelettiques chez le personnel. Et pour limiter les risques de chutes, il conviendra d’acquérir du mobilier parfaitement stable qui facilite le quotidien des enfants et du personnel encadrant. Plutôt que de choisir du mobilier à pieds fixes, optez pour des modèles à roulettes ou pliables afin de faciliter le déplacement et le rangement.

